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Kevin-Ademola Sangosanya

Kevin-Ademola Sangosanya

D’origine Française et Yoruba, Kévin-Ademola SANGOSANYA est né à Longjumeau (91) en 1996. Même si le milieu dans lequel il grandit ne le destinait pas à devenir artiste, sa mère étant une scientifique issue d’un milieu ouvrier et son père, un immigré nigérian ancien militaire, il ressent très jeune un besoin vital de dessiner à longueur de journée. Sa mère l’incite à prendre des cours de dessins après le collège, mais comme il peint surtout des monstres et des dinosaures, il est rapidement dirigé vers une carrière scientifique. A 15 ans il veut être paléontologue puis généticien spécialisé en espèces en voie d’extinction. Son amour pour le Nigeria où il voyage très souvent depuis sa tendre enfance pour rendre visite à ses grands-parents, le porte à se focaliser sur les gorilles menacés. Pensant que la meilleure manière de les protéger serait de leur permettre de vivre dans un environnement où ils ne seraient pas chassés, il décide après son bac de se concentrer sur le développement durable et débute des étude d’ingénieur en agronomie. A 17 ans il découvre l’indépendance et la vie étudiante. Il quitte le nid familial pour se rapprocher de Paris et s’installe en résidence à Cergy. Il effectue de nombreux stages à l’étranger dans le cadre de ses études, dont son stage de fin de diplôme où il passera 8 mois au Nigeria à travailler à la conservation des espèce forestières, la reforestation, et l’étude de plantes médicinales, alimentaires et sacrées qui font le lien entre les trois domaines qui le passionne, la préservation de la culture, la sustentation des populations et la spiritualité.

En parallèle à ces expériences fortes, il a du mal à se contenter d’une vie simple d’étudiant de banlieue. Il ressent rapidement un vide dans sa vie qu’il ne voit pas chez ses camarades. Dès sa deuxième année il se remet au dessin puis rapidement au Graff sous le pseudo de « Lonely Jane ». Ses graffs-poèmes connaissent un succès grandissant, mais pour aller encore au-delà, il ramasse avec compulsion des objets dans la rue qui deviennent de multiples supports de créations de tableaux-objets de plus en plus élaborés. Mais c’est en découvrant les œuvres de Kehinde Wiley, de Kerry James Marshall et de Jean-Michel Basquiat qu’il a un véritable déclic. Le cliché qu’il porte en lui de l’artiste comme étant forcément un vieil homme blanc est balayé. « à ce moment-là, j’ai dit, OK, c’est bon, tu as le truc en toi depuis le début, ça fait plusieurs mois que ça commence à bouillir, tu commences a faire du graff, à dessiner, à ramasser des trucs, maintenant il faut y aller à fond… J’ai compris que ça n’était pas juste un hobby, que là, ça me dévorait de ne pas créer ». Il commence à présenter ses œuvres dans des expositions de quartier puis en 2017, il est sélectionné pour participer à l’exposition « Artistes Émergents » au Carreau de Cergy. Après avoir obtenu son diplôme d’ingénieur en agronomie tropicale Il rejoint également les Ateliers REZOEST au Pré-Saint-Gervais. Son travail très personnel se centre sur la quête de soi et la réflexion sur sa propre identité.

Tout d’abord le « Qui suis-je ? ». Conscient que nous sommes encore à l’heure actuelle formatés par notre condition de genre, d’âge ou de culture, il comprend que seul l’art pourra lui permettre de se transcender. Pour lui, homme jeune, noir, métisse, porteur d’une double culture et véhicule d’une image péjorée de la culture et l’identité africaine l’important est de questionner cette identité métisse en comprenant son origine mais également en construisant un nouveau langage pour en offrir un accès inédit. « Plus jeune je ressentais beaucoup de colère, une énergie que je n’arrivais pas à canaliser. Je me suis rendu compte que cette frustration venait du fait que je pouvais exprimer des idées beaucoup plus complexes en français ou en anglais qu’en Yoruba et que quand la pensée est freinée, et que tu n’as pas les outils cette frustration engendre de la colère. » Il débute alors une formation professionnelle en diplôme de Langue Yoruba à l’INALCO pour compléter ses connaissances empiriques de la langue tout en élaborant un langage plastique propre à partir de nombreux éléments symboliques tels que les clous, les cauries, l’écriture et l’usage de matériaux qu’il produit lui-même à partir de plantes ou d’objets trouvés.


Formations : 

2019-2022 : Études et formation professionnelle Diplôme de Langues. Yoruba. INALCO. (en cours).

2020-2021 : Ateliers REZOEST. Le-Pré-Saint-Gervais.

2015-2019 : Diplôme d’ingénieur en agronomie tropicale. Production Végétale Tropicale. ISTOM.

Œuvres

Cash Cow

Cash Cow

Sans titre

Sans titre

Reliquaire

Reliquaire

L’ÉNIGME DE L’ATTACHEMENT GHOST TOWN PART I & II

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LIFE IS GETTING CONFUSING AT THIS POINT

LIFE IS GETTING CONFUSING AT THIS POINT

BAPTISED THROUGH THE FIRE

BAPTISED THROUGH THE FIRE

Mona «Réécriture coloniale»

Mona «Réécriture coloniale»

Because if you get scared, it doesn’t end well for the black man

Because if you get scared, it doesn’t end well for the black man

Deeply seasoned from the cauldrons of hell

Deeply seasoned from the cauldrons of hell

Sans titre

Sans titre

La mâchoire de Grond

La mâchoire de Grond

5:30

5:30

Homéostasie

Homéostasie

OGUN LAYE

OGUN LAYE

Tête de chèvre

Tête de chèvre

Not all poison tastes bitter

Not all poison tastes bitter

I also, want to profit

I also, want to profit

Casper’s castle

Casper’s castle

Ça pue l’amour

Ça pue l’amour

Balikisu Sungbo #2

Balikisu Sungbo #2

Balikisu Sungbo #1

Balikisu Sungbo #1

ORIS (Série de 40 Têtes)

ORIS (Série de 40 Têtes)

Yoruba Trinity

Yoruba Trinity

Biographie

D’origine Française et Yoruba, Kévin-Ademola SANGOSANYA est né à Longjumeau (91) en 1996. Même si le milieu dans lequel il grandit ne le destinait pas à devenir artiste, sa mère étant une scientifique issue d’un milieu ouvrier et son père, un immigré nigérian ancien militaire, il ressent très jeune un besoin vital de dessiner à longueur de journée. Sa mère l’incite à prendre des cours de dessins après le collège, mais comme il peint surtout des monstres et des dinosaures, il est rapidement dirigé vers une carrière scientifique. A 15 ans il veut être paléontologue puis généticien spécialisé en espèces en voie d’extinction. Son amour pour le Nigeria où il voyage très souvent depuis sa tendre enfance pour rendre visite à ses grands-parents, le porte à se focaliser sur les gorilles menacés. Pensant que la meilleure manière de les protéger serait de leur permettre de vivre dans un environnement où ils ne seraient pas chassés, il décide après son bac de se concentrer sur le développement durable et débute des étude d’ingénieur en agronomie. A 17 ans il découvre l’indépendance et la vie étudiante. Il quitte le nid familial pour se rapprocher de Paris et s’installe en résidence à Cergy. Il effectue de nombreux stages à l’étranger dans le cadre de ses études, dont son stage de fin de diplôme où il passera 8 mois au Nigeria à travailler à la conservation des espèce forestières, la reforestation, et l’étude de plantes médicinales, alimentaires et sacrées qui font le lien entre les trois domaines qui le passionne, la préservation de la culture, la sustentation des populations et la spiritualité.

En parallèle à ces expériences fortes, il a du mal à se contenter d’une vie simple d’étudiant de banlieue. Il ressent rapidement un vide dans sa vie qu’il ne voit pas chez ses camarades. Dès sa deuxième année il se remet au dessin puis rapidement au Graff sous le pseudo de « Lonely Jane ». Ses graffs-poèmes connaissent un succès grandissant, mais pour aller encore au-delà, il ramasse avec compulsion des objets dans la rue qui deviennent de multiples supports de créations de tableaux-objets de plus en plus élaborés. Mais c’est en découvrant les œuvres de Kehinde Wiley, de Kerry James Marshall et de Jean-Michel Basquiat qu’il a un véritable déclic. Le cliché qu’il porte en lui de l’artiste comme étant forcément un vieil homme blanc est balayé. « à ce moment-là, j’ai dit, OK, c’est bon, tu as le truc en toi depuis le début, ça fait plusieurs mois que ça commence à bouillir, tu commences a faire du graff, à dessiner, à ramasser des trucs, maintenant il faut y aller à fond… J’ai compris que ça n’était pas juste un hobby, que là, ça me dévorait de ne pas créer ». Il commence à présenter ses œuvres dans des expositions de quartier puis en 2017, il est sélectionné pour participer à l’exposition « Artistes Émergents » au Carreau de Cergy. Après avoir obtenu son diplôme d’ingénieur en agronomie tropicale Il rejoint également les Ateliers REZOEST au Pré-Saint-Gervais. Son travail très personnel se centre sur la quête de soi et la réflexion sur sa propre identité.

Tout d’abord le « Qui suis-je ? ». Conscient que nous sommes encore à l’heure actuelle formatés par notre condition de genre, d’âge ou de culture, il comprend que seul l’art pourra lui permettre de se transcender. Pour lui, homme jeune, noir, métisse, porteur d’une double culture et véhicule d’une image péjorée de la culture et l’identité africaine l’important est de questionner cette identité métisse en comprenant son origine mais également en construisant un nouveau langage pour en offrir un accès inédit. « Plus jeune je ressentais beaucoup de colère, une énergie que je n’arrivais pas à canaliser. Je me suis rendu compte que cette frustration venait du fait que je pouvais exprimer des idées beaucoup plus complexes en français ou en anglais qu’en Yoruba et que quand la pensée est freinée, et que tu n’as pas les outils cette frustration engendre de la colère. » Il débute alors une formation professionnelle en diplôme de Langue Yoruba à l’INALCO pour compléter ses connaissances empiriques de la langue tout en élaborant un langage plastique propre à partir de nombreux éléments symboliques tels que les clous, les cauries, l’écriture et l’usage de matériaux qu’il produit lui-même à partir de plantes ou d’objets trouvés.

Expositions

Parcours

Expositions personelles 

2022
« Je connais la valeur de la peur. », Galerie Loft, Paris
Objects in motion will stay in motion / An indepth conversation with the Ori. Galerie La La Lande, Paris.

Actualités

Kévin-Ademola Sangosanya au festival RUBEZH: DEATH

Kévin-Ademola Sangosanya au festival RUBEZH: DEATH

Le 30 novembre 2024, Kévin-Ademola Sangosanya a participé au festival RUBEZH: DEATH à Tbilisi, en Géorgie. Cet important festival d’art contemporain accueille des artistes qui sont tous émigrés. Ces artistes, comprennent mieux, selon les organisateurs de l’événement, mieux que quiconque les thèmes de la perte et de l’abandon.

Also Know As Africa 2023

Also Know As Africa 2023

En collaboration avec "Revie Projects", nous sommes heureux de présenter une exposition collective au salon "AKAA". Artistes : Kévin-Ademola Sangosanya, Yazid Oulab, Margaux Derhy et Mehryl Ferri Levisse, Béchir Boussandel. Du 20 au 22 octobre au Carreau du Temple

BAD+ ART FAIR 2023

BAD+ ART FAIR 2023

La Galerie Loft a le plaisir de vous accueillir au salon BAD+ pour découvrir notre exposition "Invitation au voyage - Au coeur de l'art contemporain français multiculturel". SAVE THE DATE 4-7/5/2023