Liên Hoàng-Xuân & Kévin-Ademola Sangosanya "Last peep show before summer"
Kevin-Ademola Sangosanya
16/05/2024 - 20/07/2024
Espace du 3 bis
D’origine Française et Yoruba, Kévin-Ademola SANGOSANYA est né à Longjumeau (91) en 1996. Même si le milieu dans lequel il grandit ne le destinait pas à devenir artiste, sa mère étant une scientifique issue d’un milieu ouvrier et son père, un immigré nigérian ancien militaire, il ressent très jeune un besoin vital de dessiner à longueur de journée. Sa mère l’incite à prendre des cours de dessins après le collège, mais comme il peint surtout des monstres et des dinosaures, il est rapidement dirigé vers une carrière scientifique. A 15 ans il veut être paléontologue puis généticien spécialisé en espèces en voie d’extinction. Son amour pour le Nigeria où il voyage très souvent depuis sa tendre enfance pour rendre visite à ses grands-parents, le porte à se focaliser sur les gorilles menacés. Pensant que la meilleure manière de les protéger serait de leur permettre de vivre dans un environnement où ils ne seraient pas chassés, il décide après son bac de se concentrer sur le développement durable et débute des étude d’ingénieur en agronomie. A 17 ans il découvre l’indépendance et la vie étudiante. Il quitte le nid familial pour se rapprocher de Paris et s’installe en résidence à Cergy. Il effectue de nombreux stages à l’étranger dans le cadre de ses études, dont son stage de fin de diplôme où il passera 8 mois au Nigeria à travailler à la conservation des espèce forestières, la reforestation, et l’étude de plantes médicinales, alimentaires et sacrées qui font le lien entre les trois domaines qui le passionne, la préservation de la culture, la sustentation des populations et la spiritualité.
En parallèle à ces expériences fortes, il a du mal à se contenter d’une vie simple d’étudiant de banlieue. Il ressent rapidement un vide dans sa vie qu’il ne voit pas chez ses camarades. Dès sa deuxième année il se remet au dessin puis rapidement au Graff sous le pseudo de « Lonely Jane ». Ses graffs-poèmes connaissent un succès grandissant, mais pour aller encore au-delà, il ramasse avec compulsion des objets dans la rue qui deviennent de multiples supports de créations de tableaux-objets de plus en plus élaborés. Mais c’est en découvrant les œuvres de Kehinde Wiley, de Kerry James Marshall et de Jean-Michel Basquiat qu’il a un véritable déclic. Le cliché qu’il porte en lui de l’artiste comme étant forcément un vieil homme blanc est balayé. « à ce moment-là, j’ai dit, OK, c’est bon, tu as le truc en toi depuis le début, ça fait plusieurs mois que ça commence à bouillir, tu commences a faire du graff, à dessiner, à ramasser des trucs, maintenant il faut y aller à fond… J’ai compris que ça n’était pas juste un hobby, que là, ça me dévorait de ne pas créer ». Il commence à présenter ses œuvres dans des expositions de quartier puis en 2017, il est sélectionné pour participer à l’exposition « Artistes Émergents » au Carreau de Cergy. Après avoir obtenu son diplôme d’ingénieur en agronomie tropicale Il rejoint également les Ateliers REZOEST au Pré-Saint-Gervais. Son travail très personnel se centre sur la quête de soi et la réflexion sur sa propre identité.
Tout d’abord le « Qui suis-je ? ». Conscient que nous sommes encore à l’heure actuelle formatés par notre condition de genre, d’âge ou de culture, il comprend que seul l’art pourra lui permettre de se transcender. Pour lui, homme jeune, noir, métisse, porteur d’une double culture et véhicule d’une image péjorée de la culture et l’identité africaine l’important est de questionner cette identité métisse en comprenant son origine mais également en construisant un nouveau langage pour en offrir un accès inédit. « Plus jeune je ressentais beaucoup de colère, une énergie que je n’arrivais pas à canaliser. Je me suis rendu compte que cette frustration venait du fait que je pouvais exprimer des idées beaucoup plus complexes en français ou en anglais qu’en Yoruba et que quand la pensée est freinée, et que tu n’as pas les outils cette frustration engendre de la colère. » Il débute alors une formation professionnelle en diplôme de Langue Yoruba à l’INALCO pour compléter ses connaissances empiriques de la langue tout en élaborant un langage plastique propre à partir de nombreux éléments symboliques tels que les clous, les cauries, l’écriture et l’usage de matériaux qu’il produit lui-même à partir de plantes ou d’objets trouvés.
Formations :
2019-2022 : Études et formation professionnelle Diplôme de Langues. Yoruba. INALCO. (en cours).
2020-2021 : Ateliers REZOEST. Le-Pré-Saint-Gervais.
2015-2019 : Diplôme d’ingénieur en agronomie tropicale. Production Végétale Tropicale. ISTOM.
D’origine Française et Yoruba, Kévin-Ademola SANGOSANYA est né à Longjumeau (91) en 1996. Même si le milieu dans lequel il grandit ne le destinait pas à devenir artiste, sa mère étant une scientifique issue d’un milieu ouvrier et son père, un immigré nigérian ancien militaire, il ressent très jeune un besoin vital de dessiner à longueur de journée. Sa mère l’incite à prendre des cours de dessins après le collège, mais comme il peint surtout des monstres et des dinosaures, il est rapidement dirigé vers une carrière scientifique. A 15 ans il veut être paléontologue puis généticien spécialisé en espèces en voie d’extinction. Son amour pour le Nigeria où il voyage très souvent depuis sa tendre enfance pour rendre visite à ses grands-parents, le porte à se focaliser sur les gorilles menacés. Pensant que la meilleure manière de les protéger serait de leur permettre de vivre dans un environnement où ils ne seraient pas chassés, il décide après son bac de se concentrer sur le développement durable et débute des étude d’ingénieur en agronomie. A 17 ans il découvre l’indépendance et la vie étudiante. Il quitte le nid familial pour se rapprocher de Paris et s’installe en résidence à Cergy. Il effectue de nombreux stages à l’étranger dans le cadre de ses études, dont son stage de fin de diplôme où il passera 8 mois au Nigeria à travailler à la conservation des espèce forestières, la reforestation, et l’étude de plantes médicinales, alimentaires et sacrées qui font le lien entre les trois domaines qui le passionne, la préservation de la culture, la sustentation des populations et la spiritualité.
En parallèle à ces expériences fortes, il a du mal à se contenter d’une vie simple d’étudiant de banlieue. Il ressent rapidement un vide dans sa vie qu’il ne voit pas chez ses camarades. Dès sa deuxième année il se remet au dessin puis rapidement au Graff sous le pseudo de « Lonely Jane ». Ses graffs-poèmes connaissent un succès grandissant, mais pour aller encore au-delà, il ramasse avec compulsion des objets dans la rue qui deviennent de multiples supports de créations de tableaux-objets de plus en plus élaborés. Mais c’est en découvrant les œuvres de Kehinde Wiley, de Kerry James Marshall et de Jean-Michel Basquiat qu’il a un véritable déclic. Le cliché qu’il porte en lui de l’artiste comme étant forcément un vieil homme blanc est balayé. « à ce moment-là, j’ai dit, OK, c’est bon, tu as le truc en toi depuis le début, ça fait plusieurs mois que ça commence à bouillir, tu commences a faire du graff, à dessiner, à ramasser des trucs, maintenant il faut y aller à fond… J’ai compris que ça n’était pas juste un hobby, que là, ça me dévorait de ne pas créer ». Il commence à présenter ses œuvres dans des expositions de quartier puis en 2017, il est sélectionné pour participer à l’exposition « Artistes Émergents » au Carreau de Cergy. Après avoir obtenu son diplôme d’ingénieur en agronomie tropicale Il rejoint également les Ateliers REZOEST au Pré-Saint-Gervais. Son travail très personnel se centre sur la quête de soi et la réflexion sur sa propre identité.
Tout d’abord le « Qui suis-je ? ». Conscient que nous sommes encore à l’heure actuelle formatés par notre condition de genre, d’âge ou de culture, il comprend que seul l’art pourra lui permettre de se transcender. Pour lui, homme jeune, noir, métisse, porteur d’une double culture et véhicule d’une image péjorée de la culture et l’identité africaine l’important est de questionner cette identité métisse en comprenant son origine mais également en construisant un nouveau langage pour en offrir un accès inédit. « Plus jeune je ressentais beaucoup de colère, une énergie que je n’arrivais pas à canaliser. Je me suis rendu compte que cette frustration venait du fait que je pouvais exprimer des idées beaucoup plus complexes en français ou en anglais qu’en Yoruba et que quand la pensée est freinée, et que tu n’as pas les outils cette frustration engendre de la colère. » Il débute alors une formation professionnelle en diplôme de Langue Yoruba à l’INALCO pour compléter ses connaissances empiriques de la langue tout en élaborant un langage plastique propre à partir de nombreux éléments symboliques tels que les clous, les cauries, l’écriture et l’usage de matériaux qu’il produit lui-même à partir de plantes ou d’objets trouvés.
D’origine Française et Yoruba, Kévin-Ademola SANGOSANYA est né à Longjumeau (91) en 1996. Même si le milieu dans lequel il grandit ne le destinait pas à devenir artiste, sa mère étant une scientifique issue d’un milieu ouvrier et son père, un immigré nigérian ancien militaire, il ressent très jeune un besoin vital de dessiner à longueur de journée. Sa mère l’incite à prendre des cours de dessins après le collège, mais comme il peint surtout des monstres et des dinosaures, il est rapidement dirigé vers une carrière scientifique. A 15 ans il veut être paléontologue puis généticien spécialisé en espèces en voie d’extinction. Son amour pour le Nigeria où il voyage très souvent depuis sa tendre enfance pour rendre visite à ses grands-parents, le porte à se focaliser sur les gorilles menacés. Pensant que la meilleure manière de les protéger serait de leur permettre de vivre dans un environnement où ils ne seraient pas chassés, il décide après son bac de se concentrer sur le développement durable et débute des étude d’ingénieur en agronomie. A 17 ans il découvre l’indépendance et la vie étudiante. Il quitte le nid familial pour se rapprocher de Paris et s’installe en résidence à Cergy. Il effectue de nombreux stages à l’étranger dans le cadre de ses études, dont son stage de fin de diplôme où il passera 8 mois au Nigeria à travailler à la conservation des espèce forestières, la reforestation, et l’étude de plantes médicinales, alimentaires et sacrées qui font le lien entre les trois domaines qui le passionne, la préservation de la culture, la sustentation des populations et la spiritualité.
En parallèle à ces expériences fortes, il a du mal à se contenter d’une vie simple d’étudiant de banlieue. Il ressent rapidement un vide dans sa vie qu’il ne voit pas chez ses camarades. Dès sa deuxième année il se remet au dessin puis rapidement au Graff sous le pseudo de « Lonely Jane ». Ses graffs-poèmes connaissent un succès grandissant, mais pour aller encore au-delà, il ramasse avec compulsion des objets dans la rue qui deviennent de multiples supports de créations de tableaux-objets de plus en plus élaborés. Mais c’est en découvrant les œuvres de Kehinde Wiley, de Kerry James Marshall et de Jean-Michel Basquiat qu’il a un véritable déclic. Le cliché qu’il porte en lui de l’artiste comme étant forcément un vieil homme blanc est balayé. « à ce moment-là, j’ai dit, OK, c’est bon, tu as le truc en toi depuis le début, ça fait plusieurs mois que ça commence à bouillir, tu commences a faire du graff, à dessiner, à ramasser des trucs, maintenant il faut y aller à fond… J’ai compris que ça n’était pas juste un hobby, que là, ça me dévorait de ne pas créer ». Il commence à présenter ses œuvres dans des expositions de quartier puis en 2017, il est sélectionné pour participer à l’exposition « Artistes Émergents » au Carreau de Cergy. Après avoir obtenu son diplôme d’ingénieur en agronomie tropicale Il rejoint également les Ateliers REZOEST au Pré-Saint-Gervais. Son travail très personnel se centre sur la quête de soi et la réflexion sur sa propre identité.
Tout d’abord le « Qui suis-je ? ». Conscient que nous sommes encore à l’heure actuelle formatés par notre condition de genre, d’âge ou de culture, il comprend que seul l’art pourra lui permettre de se transcender. Pour lui, homme jeune, noir, métisse, porteur d’une double culture et véhicule d’une image péjorée de la culture et l’identité africaine l’important est de questionner cette identité métisse en comprenant son origine mais également en construisant un nouveau langage pour en offrir un accès inédit. « Plus jeune je ressentais beaucoup de colère, une énergie que je n’arrivais pas à canaliser. Je me suis rendu compte que cette frustration venait du fait que je pouvais exprimer des idées beaucoup plus complexes en français ou en anglais qu’en Yoruba et que quand la pensée est freinée, et que tu n’as pas les outils cette frustration engendre de la colère. » Il débute alors une formation professionnelle en diplôme de Langue Yoruba à l’INALCO pour compléter ses connaissances empiriques de la langue tout en élaborant un langage plastique propre à partir de nombreux éléments symboliques tels que les clous, les cauries, l’écriture et l’usage de matériaux qu’il produit lui-même à partir de plantes ou d’objets trouvés.
Formations :
2019-2022 : Études et formation professionnelle Diplôme de Langues. Yoruba. INALCO. (en cours).
2020-2021 : Ateliers REZOEST. Le-Pré-Saint-Gervais.
2015-2019 : Diplôme d’ingénieur en agronomie tropicale. Production Végétale Tropicale. ISTOM.
Kevin-Ademola Sangosanya
16/05/2024 - 20/07/2024
Espace du 3 bis
JOSÉPHINE DE SAINT-SEINE
01/02/2024 - 30/03/2024
Espace du 3 bis
Kevin-Ademola Sangosanya
01/12/2022 - 28/01/2023
Espace du 4, Espace du 3 bis
Kevin-Ademola Sangosanya
13/09/2022 - 01/10/2022
Espace du 4
02/06/2022 - 29/07/2022
Espace du 4
Expositions personelles
2022
« Je connais la valeur de la peur. », Galerie Loft, Paris
Objects in motion will stay in motion / An indepth conversation with the Ori. Galerie La La Lande, Paris.
Expositions personelles
2022
« Je connais la valeur de la peur. », Galerie Loft, Paris
Objects in motion will stay in motion / An indepth conversation with the Ori. Galerie La La Lande, Paris.
Expositions collectives
2023
« Progressions et retraites contemporaines autour de Vaudou », IESA Arts & Culture, Paris
2022
« Âme & Corps », Galerie LOFT, Paris/France
2021
Un enfant qui parle dans le ventre de sa mère s’enfante tout seul. Ateliers REZOEST, Le Pré Saint-Servais
Leitmotiv. Galerie La La Lande. Paris
Première toile. Galerie La La Lande. Paris
Résidences Le Consulat Voltaire. Paris
Biennale 109. Bastille Design Center. Paris
2019
A Kind of Magic. Mémoire et l’avenir. Paris
2017
Salon René Clément Bayer. Samoreau.
Artistes Émergents. Le Carreau de Cergy. Cergy-Pontoise
2016
Salon Jean-Pierre Mastelinck, Bois-le-Roi
Nous avons le plaisir d’annoncer que Kévin-Ademola Sangosanya a été sélectionné pour la résidence artistique Oficina Solar, qui se tiendra au Brésil d’août à octobre 2025.
Le 30 novembre 2024, Kévin-Ademola Sangosanya a participé au festival RUBEZH: DEATH à Tbilisi, en Géorgie. Cet important festival d’art contemporain accueille des artistes qui sont tous émigrés. Ces artistes, comprennent mieux, selon les organisateurs de l’événement, mieux que quiconque les thèmes de la perte et de l’abandon.
En collaboration avec "Revie Projects", nous sommes heureux de présenter une exposition collective au salon "AKAA". Artistes : Kévin-Ademola Sangosanya, Yazid Oulab, Margaux Derhy et Mehryl Ferri Levisse, Béchir Boussandel. Du 20 au 22 octobre au Carreau du Temple
La Galerie Loft a le plaisir de vous accueillir au salon BAD+ pour découvrir notre exposition "Invitation au voyage - Au coeur de l'art contemporain français multiculturel". SAVE THE DATE 4-7/5/2023